La mère Ubu et les zombies municipaux (italiens).

Publié le par Alex Sylve

Aujourd’hui la première histoire vraie pour la mère Ubu, d’ailleurs elle ne vous racontera que des histoires vraies ! C’est ce qui en fait le délice (mais aussi souvent le supplice). Celle-là a débuté en 2010.

Première partie

Voilà qu’un jour, la mère Ubu qui court toujours, jette tout le linge sale dans sa machine à laver sans même penser à ce qu’elle est en train de faire. Et oui, l’état élevé de conscience 24hrs/24 c’est pour le Dalai-Lama, pas pour le commun des mortels.

Deux heures plus tard, la mère Ubu met son linge à sécher, et encore plusieurs heures plus tard, le linge est ramassé.

Le lendemain, la mère Ubu contente abrite ses miches dans son pantalon propre. Elle met la main dans la poche postérieure droite de son pantalon et en sort … devinez quoi ? Une espèce de truc genre papier mâché, ou plutôt mâchouillé par un bouledogue baveux, et desséché au soleil. Elle y voit encore quelques signes illisibles … oups ! La carte d’identité italienne ! Ah ! La mère Ubu se souvient maintenant qu’elle ne l’a pas rangé l’autre jour dans le portefeuille –pour aller plus vite sûrement, mais quand on voit où ça mène mieux vaudrait faire bon usage du vieux dicton napolitain « Con calma … con calma, avec calme … »- Et puis, aussi, quelle idée mère Ubu de mettre des pantalons, c’est pour les garçons ! Et d’ailleurs au cas où vous l’aviez oublié ou peut-être même jamais su, les dames en pantalon étaient, il y a peu encore, des hors-la-loi, toutes des Calamity Jane, car il aurait fallu théoriquement une autorisation personnelle de la préfecture de police pour se promener en pantalon avant l’abrogation de cette ancienne loi du 18eme siècle, le ..... 31 janvier 2013 !

Tous ceux qui ont déjà lavé un truc de papier important fini en lambeaux délavés et encollés (o o o) sauront comprendre le pic d’adrénaline qui gicle au cerveau de la mère Ubu. Fébrilement elle tente de remettre d’aplomb la carte, mais malgré maints efforts (j’en témoigne, même une tentative avec une pince à épiler pour décoller des morceaux au cas où, mais rien à faire, d’ailleurs la photo aussi a été détruite par les enzymes gloutons de la lessive (non je ne ferai pas de pub).

La mère Ubu est certes un peu désordonnée et parfois chaotique, mais elle n’est pas débile. Elle se doute que ce sera bien difficile de continuer à se faire reconnaitre avec ces trois débris cellulosiques.

Alors jaillit l’idée de demi-génie de la mère Ubu …. elle va aller de ce pas refaire une nouvelle carte d’identité ! Pourquoi une idée de demi-génie ? J’explique de suite : pour être géniale, une idée doit être inédite et simple. Dans ce cas, rien d’inédit ou d’original, je vous l’accorde … mais simple … pour ça oui … plus simple que ça, ça n’existe pas (j’ai beau me creuser pour une métaphore je trouve rien, entre la physique quantique et l’antimatière, et les généticiens qui nous combinent des bestioles OGM, genre poulet sans plumes, chat sans poils, TOUT, donc, peut exister ! Ah non, j’ai trouvé ! Je reprends ma phrase : plus simple que ça, ça n’existe pas comme d’ailleurs un politicien honnête (c’était trop facile, d’accord) … bref, une belle idée simple et réaliste (50% d’idée géniale, c’est pas si mal, non ?), comme on les aime.

Sauf que, c’était sans compter sur la ténacité de l’administration qui allait démontrer à la mère Ubu combien ce n’est pas simple du tout du tout de refaire un clone d’une C.I. passée à la machine …..

Mais comme la moitié du plaisir est dans l’attente, vous le saurez la semaine prochaine, dans la deuxième partie.

Salutations de la mère Ubu.

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sand 16/05/2015 19:27

salut mèreubu, j'ai bien peur que tu regrettes amèrement d'avoir mis un pantalon lorsque tu vas affronter l'administration et ses lourdeurs, ô combien pesantes.... courage... (ne jamais rien mettre dans les poches, même mouchoirs en papier qui en profitent lors d'une machine pour se déchiqueter et se répandent en s'agrippant sur tout le reste, tout mettre dans son sac à main donc !).

Gigi 14/05/2015 12:44

Arrête, on dirait moi. Mais moi j'ai une excuse : j'ai eu une opération du cerveau. Alors, un ptit coup d'mou ma mère Ubu ? Cela dit, c'est bien écrit, j'aime beaucoup. Bises.

Alex Sylve 16/05/2015 16:04

La mère Ubu n'a meme pas besoin qu'on lui touche le cerveau, chez elle c'est naturelle, -à moins que ça ne soient le résultat des produits chimiques utilisés pendant des années au labo- !! bisous Gigi et merci